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Édité et examiné cliniquement par THE BALANCE Équipe
Fait vérifié

La toxicomanie est la dépendance physique ou psychologique à une substance, par exemple l’alcool, le tabac, les drogues, les opioïdes, le cannabis, etc.… suite à une consommation abusive. Le terme “toxicomanie” est généralement employé de façon vague, de ce fait plusieurs tentatives ont été faites afin de mieux le cerner. Selon l’ASAM (American Society of Addiction Medicine), “ la toxicomanie est une maladie primaire chronique des aires cérébrales de la récompense, de la motivation et de la mémoire et des circuits neuronaux associés.

Une dysfonction de ces circuits conduit à des manifestations caractéristiques d’ordre biologique, psychique, social et spirituel. Cela se traduit par la poursuite pathologique de la récompense ou du soulagement, que ce soit par le recours à des substances psychoactives ou par d’autres comportements.”, définition publiée en 2011.

L’addiction est la dépendance à une substance à tel point qu’on ne parvient plus à s’en passer. Cette dernière est souvent légale, mais pas forcément.

Un classement des “drogues” les plus additives a été mis en place en fonction de leur dangerosité, de leur faculté à rendre dépendant et de leur impact social. Les 5 substances les plus addictives au monde ont été classées comme suit :

1. L’héroïne

Dérivée de la morphine et extraite du pavot, cette drogue est consommée soit par injection ou bien en la fumant. Avec un score maximal de 3/3, selon l’étude de Nutt, elle entraîne une hausse de 200 % du niveau de dopamine dans le système de récompense du cerveau comme l’ont prouvé les expériences menées sur des animaux de laboratoire. L’héroïne est un opiacé qui agit très rapidement, surtout quand elle est administrée par injection. Son passage dans le cerveau est de 100 à 1,000 fois plus aisé qu’avec la morphine. Outre le facteur hautement addictif, la dose létale est seulement 5 fois supérieure à la dose nécessaire pour obtenir un effet de « high », une overdose est donc très facilement atteinte.

En termes de nocivité, l’héroïne a été classée 2ème, en raison des dommages qu’elle peut causer à la fois aux consommateurs ainsi qu’à la société.

2. La cocaïne

La cocaïne agit directement sur la façon dont le cerveau transporte la dopamine d’un neurone à un autre. Pour résumer, elle empêche le cerveau d’éteindre le signal de la dopamine, augmentant ainsi anormalement, l’activité des circuits de récompense du cerveau.

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Les systèmes cognitifs affectés par la cocaïne sont la mémoire, les capacités d’autocontrôle et de la prise de décision, ce qui entraîne une impulsivité chez le consommateur car il n’arrive plus à inhiber ses actions.

3. La nicotine

Principale substance addictive du tabac, la nicotine est responsable de la mort de sept millions de personnes dans le monde selon une étude menée par l’OMS. Elle tue environ la moitié de ses usagers. Elle est rapidement absorbée par les poumons et acheminée vers le cerveau.

 Au fil du temps se produit un phénomène de désensibilisation des récepteurs à l’effet sédatif ou stimulant de la nicotine qui conduit à la dépendance.

4. Les barbituriques (les somnifères les plus anciens)

Initialement utilisés pour traiter l’anxiété et favoriser le sommeil, les barbituriques ont pour effet d’éteindre certaines régions du cerveau allant jusqu’à inhiber les réflexes de respiration à fortes doses. En fait, une légère différence se trouve entre la dose qui entraîne la somnolence et celle qui entraîne la mort.

Désormais, ils ne sont plus très prescrits en tant que médicaments du fait de la très forte dépendance et du sevrage particulièrement sévère qu’ils induisent.

5. L’alcool

Selon l’étude de Nutt, la consommation d’alcool, légale dans de nombreux pays, a été notée de 1,9/3. L’alcool agit en inhibant les récepteurs d’un neurotransmetteur étant le NMBA et en augmentant la libération de dopamine. À long terme, il entraîne cancers, maladies cardiovasculaires et cirrhoses.

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L’alcool serait aussi responsable de la mort d’un tiers du total des morts sur la route d’après la Direction de la Sécurité et de la Circulation Routières (DSCR)

Les somnifères ou hypnotiques, sont la solution “miracle” pour les problèmes de sommeil. En effet, leur action est très proche du sommeil physiologique mais leur consommation n’est pas sans risque. Une prise journalière sur une longue période induit des risques importants de dépendance. Le produit perd alors de son efficacité et les doses doivent être augmentées dans le but d’obtenir le même effet. De plus, si le consommateur ne dispose pas de son médicament, il aura beaucoup de difficultés à trouver le sommeil : il est devenu psychologiquement dépendant. C’est pour cette raison qu’un traitement aux somnifères est uniquement prescrit par un médecin sur une durée qui ne dépasse pas un mois.

On estime à 10 millions, le nombre de Français qui ont recours à des somnifères et à 5 millions, le nombre de dépendants à cette substance.

Un triste record : la France arrive en 2015 en tête de la consommation de benzodiazépines derrière l’Espagne en Europe. Un Français sur huit aurait consommé au moins une fois un médicament de ce type.

Comme les somnifères, les benzodiazépines sont prescrites afin de soulager l’anxiété, le stress et traiter les problèmes de sommeil en raison de leurs propriétés sédatives, hypnotiques, anxiolytiques, anticonvulsivantes et myorelaxantes. Il est généralement conseillé de ne pas dépasser un traitement d’une durée de plus de 12 semaines (y compris la période de sevrage) pour le traitement de l’anxiété et de 4 semaines en ce qui concerne le traitement de l’insomnie. Au-delà de cette période, les benzodiazépines entraînent une dépendance physique et mentale car leur efficacité est limitée dans le temps. Elles entraînent également des troubles de la mémoire et de la concentration ou masquent des symptômes de dépression. Ces médicaments peuvent également donner des réactions paradoxales telles qu’un comportement agressif ou violent, de la confusion et des hallucinations.

Les médicaments opioïdes (opiacés ou morphiniques) sont des analgésiques qui agissent sur des cellules nerveuses spécifiques du système nerveux central (moelle épinière et cerveau) qui aident à gérer efficacement plusieurs types de douleurs, parmi lesquels figurent la morphine, le fentanyl et le tramadol. Leurs effets secondaires (somnolence, nausée, constipation, etc.), sont généralement supportables. Cependant, la surconsommation de ces médicaments peut avoir des conséquences graves sur la santé et entraîner une dépendance.

La dépendance à ces substances ne se résume pas une dépendance physique uniquement, mais morale aussi. En effet, cette drogue tient une place tellement importante dans la vie du consommateur qu’il ne peut plus s’en passer. L’accoutumance se caractérise par un désir fort et puissant de consommer ces substances, qui se traduit par une capacité réduite d’en contrôler la consommation, une augmentation de la priorité donnée à la consommation au détriment d’autres activités et la persistance de la consommation en dépit de ses méfaits ou de ses conséquences néfastes. La dépendance peut également avoir des effets physiologiques, notamment une tolérance accrue aux effets des opioïdes, des symptômes de manque suivant une réduction ou un arrêt total et soudain de la prise, ou encore la consommation répétée d’opioïdes pour prévenir ou soulager les symptômes de sevrage.

Les substances illicites sont des produits illégaux qui n’ont pas le droit d’être mis sur le marché (cannabis, héroïne, ecstasy, LSD, méthamphétamine, etc..) ou bien légaux dont la fonction principale a été détournée (anxiolytiques, benzodiazépines, opioïdes, somnifères,etc…). Ce sont en général des substances psychoactives, qui agissent directement sur le cerveau, affectant ainsi l’humeur, le comportement et les perceptions. Les effets générés varient non seulement selon les substances, la fréquence, la quantité et la durée de consommation mais aussi selon les facteurs individuels et environnementaux. Une consommation régulière peut engendrer des effets négatifs sur la vie quotidienne, que ce soit personnelle ou professionnelle et les symptômes de “manque” sont très vite repérés suite à une tentative de sevrage ou si l’usager n’est pas en possession de sa drogue.

Les marchés du cannabis, de la cocaïne et de l’héroïne sont les trois plus gros marchés de drogues illicites en France. Le chiffre d’affaires global des drogues illicites a été estimé à 2,34 milliards d’euros en 2015.

Compte tenu de sa position géographique au cœur de l’Europe occidentale, la France est une zone de transit pour les substances illicites les plus demandées, produites dans les quatre coins du monde. Elle l’est aussi par ses départements d’outre-mer situés sur le continent américain (Guadeloupe, Martinique et Guyane) à proximité des grandes zones de production et de transit de la cocaïne (Colombie, Venezuela). Le cannabis quand à lui est soit produit sur le territoire français ou bien importé du Maroc via l’Espagne, des Pays-Bas et la Belgique.

L’abus de substances ou stimulants tels que l’alcool, les médicaments ou les drogues illicites est l’usage d’une substance en quantité toujours croissante et régulière, prendre tous les moyens pour se procurer la substance, ressentir des symptômes de sevrage lors de l’arrêt total de la consommation ou être incapable de cesser d’en faire usage ou de réduire la quantité employée. Cette dépendance cause sur le long terme des problèmes, généralement des affections médicales. C’est en fait l’emploi d’un produit illicite qui peut nuire aux relations professionnelles et personnelles, générer des comportements dangereux pour l’usager lui-même ou son entourage ou bien de nature juridique et bien d’autres…

La toxicomanie engendre des problèmes sur les plans comportemental, affectif ou physique. Citons ente autres:

  • Sautes d’humeur inexpliquées
  • Angoisse, anxiété, irritabilité ou dépression
  • Paranoïa
  • Yeux rougis
  • Fatigue persistante
  • Gain ou perte de poids très évidents
  • Trous de mémoire
  • Difficultés à se concentrer ou penser
  • Difficultés sur le plan relationnel
  • Changements d’attitude drastiques ou comportement à risque

La MILDECA (Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues Et les Conduites Addictives) a classé les dangers de la consommation de substances illicites en 3 catégories :

  • Les troubles physiques : vertiges, malaises, nausées, vomissements, contractions musculaires, insomnie, modification de la perception visuelle, baisse de la vigilance et des réflexes, pertes de mémoire, et peuvent être très dangereux pour la santé (déshydratation, hyperthermie, augmentation ou baisse du rythme cardiaque, crises de tétanie, contraction ou dilatation des vaisseaux sanguins, intoxication aiguë…)
  • Les troubles psychiques : angoisses, étouffement, confusion, nervosité, panique, phobies, délires, instabilité de l’humeur, hallucinations en étant sous l’emprise de la substance et on remarque un état dépressif et de manque pendant la “descente” (lorsque le corps commence à éliminer le produit du corps et à plus ou moins long terme : aggravation ou révélation d’une maladie mentale, dépression qui peuvent mener même au suicide…
  • Les problèmes sociaux : la désinhibition peut entraîner des accès de violence et/ou une incapacité à se défendre (perte de contrôle de soi, attitudes provocatrices exposant à des agressions…), ce qui peut mettre l’usager et son entourage en danger et entraîner même des accidents assez graves.

L’association de plusieurs substances, ce qu’on appelle la “polyconsommation”, peut entraîner des risques plus graves pour la santé.

La toxicomanie est généralement traitée en centres de désintoxication étatiques spécialisés (tels que la CSAPA en France), dans les hôpitaux publics ou cliniques privées qui offrent ce service. La cure de désintoxication est généralement l’association de soins psychologiques et traitements physiques par des professionnels de la santé. Cette dernière se fait généralement au sein de l’institution choisie et, très rarement, à domicile.

Une cure de désintoxication demande beaucoup d’attention vis-à-vis du patient et un suivi quotidien et régulier, pour ne pas dire permanent. C’est exactement ce qu’un centre de réadaptation de luxe ou “Luxury Rehab” vous procurera. Outre la cuisine raffinée, les belles chambres et les options de loisirs, la réadaptation de luxe offre des quotients personnel / patient plus petits afin que chaque patient profite de soins individuels, personnalisés et donc de meilleure qualité. Tout ceci explique le coût élevé d’une cure en réadaptation de luxe. Une journée de soin tout compris en ‘Luxury Rehab’ peut aller jusqu’à 2000€ ou plus en France.

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